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Le 1er décembre
2006
BPW Canada choquée par la fermeture de
bureaux de Condition féminine Canada
La Fédération internationale des Clubs
de femmes de carrières commerciales et professionnelles (BPW Canada) est
atterrée d’apprendre que Condition féminine Canada compte fermer 12 de
ses 16 bureaux régionaux au mois d’avril. Cette décision a été prise
suite à l’annonce d’une coupure de 5 millions de dollars dans le budget
du ministère, ce qui équivaut à près de 40 % de ses coffres. Ceci
survient malgré le fait que le Premier ministre Stephen Harper a déclaré
pendant sa campagne électorale de janvier 2006 : « Si je suis élu, je
prendrai des mesures concrètes et immédiates, tel que recommandé par les
Nations Unies, pour m’assurer que le Canada respecte entièrement ses
engagements envers les femmes du Canada ». Cet apparent changement de
dispositions du Premier ministre choque BPW Canada, surtout parce que
les fermetures prévues signifient que peu de femmes canadiennes auront
accès aux programmes de Condition féminine Canada ou aux renseignements
sur ceux-ci.
À l’opposé, le Groupe de haut niveau
sur la cohérence de l’action du système des Nations Unies dans les
domaines du développement, de l’aide humanitaire et de la protection de
l’environnement a récemment publié un rapport dans lequel il recommande
aux Nations Unies de créer une nouvelle agence indépendante pour assurer
la santé, l’égalité et la sécurité des femmes. Cette recommandation a
suivi les efforts de lobbying fournis par Stephen Lewis, envoyé spécial
canadien de l’ONU pour le VIH/sida, qui a toujours soutenu que l’ONU n’a
pas rempli son mandat face à l’égalité des sexes.
Le 10 décembre 2006 marquera le 25e anniversaire
de signature de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), dont le Canada est
signataire. Les objectifs de la CEDAW demeurent toujours inaccomplis.
BPW Canada trouve étrange que le
gouvernement canadien fasse des efforts contraires à ceux des organismes
internationaux – qui tentent d’accéder à l’égalité mondiale des sexes –
en faisant des coupures de budget et en fermant les bureaux qui ont fait
valoir les efforts fournis pour atteindre cette égalité. De plus, nous
sommes scandalisées que le gouvernement conservateur semble prêt à se
dissocier de ses engagements internationaux, comme la CEDAW.
BPW Canada juge cette situation
totalement inacceptable. Son Conseil d’administration et ses membres de
tout le pays ont l’intention de faire l’impossible pour que ces
questions se retrouvent à l’ordre du jour lors des prochaines élections
fédérales. Les femmes du Canada méritent mieux.
Fran Donaldson
Présidente, BPW Canada
fdonalds@magma.ca
Sue Calhoun
1re vice-présidente, BPW
Canada
scalhoun@nbnet.nb.ca
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